Périple à vélo (3). Direction la Bretagne

Pour rappel : nous nous sommes arrêtés au niveau de l’écluse 14 à Saint-Omer-de-Blain après une première journée sportive.

Une bonne nuit, un petit déjeuner de roi et une discussion intéressante sur l’avenir du canal avec la responsable de la chambre d’hôtes nous permettent de reprendre la route dans les meilleures conditions. Mais c’est avec quelques courbatures tout de même et des douleurs aux fessiers tout juste perceptibles que nous remontons sur nos vélos.

Quelques photos prises pour lancer la machine (la veille elles n‘avaient pas été de rigueur car nous étions sur des questions logistiques).

Malgré les conseils insistants et bienveillants de l’hôtelière nous ne sommes pas partis avec un pique nique et sommes confiants sur un meilleur déroulé de la journée.

La matinée (enfin le bout de matinée car nous ne sommes pas beaucoup plus matinaux que la veille) se déroule très bien. Nous ne nous sommes pas découverts de nouveaux muscles mais sommes moins surpris du revêtement “gravillonneux” et de la remorque qui semble vouloir en permanence nous faire ralentir (peut être pour mieux admirer les paysages qui soit dit en passant sont très agréables).

Pause déjeuner à Guenrouet, et vraie pause de plus de trois heures, où nous croisons des gens très sympas. Un vrai cycliste qui a fait 55 km. Mais nous ne sommes pas sûrs qu’il ait vu les hérons qui prenaient un bain de pieds 10 km plus tôt. Et un couple qui nous rassure sur le bien fondé de prendre son temps.

Nous reprenons la route parce que peut être que hier soir nous avons fait faux bond à Redon mais nous comptons bien y être ce soir. La fin d’après-midi se déroule bien; nous discutons avec un des quatre éclusiers de la Loire-Atlantique et prenons en photo son travail.

Et deux kilomètres avant Redon, il se passe quelque chose de formidable. La remorque perd 15 kilos (non notre troisième coéquipier ne saute pas dans le canal), nos vélos semblent s’être dotés de moteur, il fait moins chaud et la vie semble plus belle : du goudron.

Il n’est pas là question de faire la promotion d’un chemin de halage tout bétonné mais après 70 km de gravillons sableux piquants ralentissants il faut être honnête : nous avons apprécié.

Mis à part l’arrivée à l’hôtel où les responsables avaient attribués notre chambre à quelqu’un d’autre faute de nouvelles de notre part (ils avaient du douter de nous et de notre condition physique et je ne vois pas du tout pourquoi) nous sommes contents de poser nos vélos.

Dans Redon nous croisons des pèlerins en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle et trouvons un restaurant sympa pour le dîner. Se retrouver dans une ville, même petite, nous fait nous sentir loin du canal que nous avons hâte de retrouver. Et pourtant ce n’est pas l’eau qui manque ici avec toutes ces rivières qui se croisent !