Histoire. Une construction nécessaire pour désenclaver le centre Bretagne et libérer les arsenaux

Une voie navigable qui aurait rejoint l’Ouest de la Bretagne à son extrémité Est permettrait de désenclaver le centre Bretagne et de rapprocher toutes les communes d’une voie d’eau. Une première idée pour lier Brest et Carhaix est suggérée dès le XVIème siècle mais ne verra pas le jour faute d’argent.

A plusieurs reprises des blocus mettent à jour la nécessité des canaux. Un des premiers à évoquer un projet de Nantes à Brest est un comte, François Joseph de Kersauson (oui oui il y a un lien) mais de nouveau le financement fera défaut pour cette idée qui reste encore un peu floue. Nous sommes là au milieu du XIIIème siècle. Napoléon Ier, au début du XIXème, face au blocus de Brest, voit l’intérêt d’assurer des voies de communication vers les arsenaux Lorientais et Brestois.

Le chantier débute par le trançon Nantes-Redon puis à l’autre extrémité dans le Finistère. Le 7 septembre 1811, pose de la première pierre de la première écluse, à la frontière de Port-Launay et Châteaulin.

Ce sont au total 600 kilomètres de voies et 325 écluses qui seront construites par des prisonniers, des bagnards, des mendiants, des paysans, des ouvriers, des ingénieurs au sein des cinq départements de la Bretagne historique.

Mais les travaux sont ralentis, le chantier est complexe. En 1826 les premiers kilomètres de canaux sont ouverts à l’extrème Ouest de la Bretagne, 16 ans plus tard les 360 km sont ouverts à la navigation et à nouveau 16 ans passent avant que le canal soit inauguré.

Un canal historique pour relier l'Ouest et l'Est

Un canal pour relier l’Ouest et l’Est