Périple à vélo (2). Prendre la route de bon matin

          Une nuit dans la Cité des Ducs de Bretagne et un trajet en voiture nous permettent d’atteindre l’écluse 2 Quiheix au bord du canal. Enfin nous le rencontrons ! Apparemment nous ne sommes pas les seuls à connaître le coin et de nombreux marcheurs sont déjà sur le départ. Nous montons et chargeons la remorque (et elle est au maximum de ce qu’elle pouvait accepter). Tout ce que nous voulions prendre ne passe pas et renonçons à une petite guitare.
Et c’est parti nous commençons à rouler. Notre coéquipier dans sa voiturette n’a pas l’air d’être contre l’idée de se faire tracter mais nous verrons à l’usage car il n’y est jamais resté très longtemps (nos entraînements se sont limités à de petits trajets de quinze minutes : juste pour voir).
Au départ nous nous arrêtons à peu près toutes les dix minutes pour des questions de réglages; une selle trop haute, un sac mal mis, un pull en trop,… Toutes les excuses sont bonnes. Les bords du canal nous plaisent tout de suite mais les premiers kilomètres ne sont pas aussi simples que prévus. Le halage n’est pas si plat, avec des petites cotes de temps en temps, les graviers ralentissent la remorque et le rythme de croisière que j’avais imaginé que nous prendrions se fait attendre.
Notre plus jeune allié, après une heure de remorque, ne perd pas le nord et est déjà partant pour une pause repas.

Il commence à faire chaud et les graviers piquent


          Nous étions partis sans pique-nique et comptions nous arrêter dans un des petits restaurants qui longent le canal. Notre guide nous avait informé qu’à une quinzaine de kilomètres de Quiheix, à Bout de bois, il y a deux restaurants dont un fermé le lundi. Coup de chance nous étions dimanche ! Un petit effort à faire mais la perspective d’un déjeuner est une bonne motivation. Petite désillusion les restaurants de Bout de Bois ne souhaitaient pas être nos alliés ce jour là et sont fermés. Rien de trop grave dans le village suivant, la Chevalleraie, une deuxième option s’offre à nous avec un café snack également fermé le lundi (mais coup de chance nous étions toujours dimanche).
Une petite côte et une église nous signalent que c’est bon !
Joie de courte durée; le jour du seigneur a également eu raison de ce village…
Bon là l’heure est presque grave mais notre bible du canal va nous sauver la mise : une ferme à trois kilomètres fait apparemment des repas de dépannage…

Prendre du temps


Nous sommes devenus prudents donc coup de téléphone à la ferme : ils vont nous faire une omelette ! Ni une ni deux tout le monde se remet en selle, en remorque et direction Le Foué.

Le panneau « camping à la ferme 2 km » nous donne de l’espoir. Ce fut des kilomètres longs et sans vraiment exagérer il y en avait peut-être presque quatre. De plus il a fallu passer par dessus une petit rivière via une passerelle relativement étroite  mais la remorque s’en est sortie indemne. Rien de grave ; un bon accueil et une pause méritée que nous faisons durer.

Reprendre la route


Toutes les bonnes choses ont une fin, il est bientôt 16h30 et il va falloir arriver dans un lieu d’hébergement. A ce moment là nous avons fait depuis notre départ une petite vingtaine de kilomètres. Entre temps vous imaginez donc bien que j’ai appelé à Redon pour dire que nous ne serons pas chez eux ce soir. Nous finirons pas arriver dans un nid douillet, après quelques coups de pédales et deux trois gouttes de sueur.