Le tour de Bretagne à vélo en famille en 1985 par les canaux

Michel nous propose un témoignage d’une épopée aujourd’hui trentenaire. 


A l’époque en famille nous faisions beaucoup de vélo avec nos enfants (9, 6 et 3 ans); le plus petit sur mon porte bagage. En juillet 1985, nous avons décidé de faire le tour de Bretagne par les canaux, en montant chaque soir, notre tente igloo sur le bord du canal.

Ne trouvant aucun document pour préparer ce voyage, nous avons eu l’idée d’acheter un guide de navigation fluviale qui était assez détaillé. (Écluses, points d’eau, villages proches, distances….). Nous avons appris aussi qu’il y a toujours un point d’eau potable dans les cimetières.

Nous étions équipés de deux grands vélos de randonnées avec plein de porte-bagages (le mien pesait 100kg sans moi dessus), nous avions avec nous une glacière, un jerrican pour l’eau potable. La tente de camping, un réchaud et des gamelles, plus le change pour 3 semaines. Mes deux grands enfants avaient des vélos à leur taille et eux portaient les duvets. Ça faisait un bel équipage au départ de Châteaulin.

Cet été là le temps était un peu gris mais quel bonheur de circuler à vélo dans les ornières du chemin de hallage, le calme, les animaux que l’on surprend. Je n’ai jamais vu autant de pêcheurs. Les bateaux nous doublaient et nous les retrouvions aux écluses. Le plus impressionnant c’est à Hédé ou sur un kilomètre, il y a onze écluses. Quand nous allions acheter du pain, nous voyant arriver à vélo avec des enfants pas trop âgés, les commerçants nous donnaient toujours les baguettes chaudes qui sortaient du four alors qu’il y en avait des moins fraîches sur l’étalage.

Arriver à Rohan, Josselin ou Pontivy par cette voie, c’était grandiose. En 1985 le lac de Guerlédan, que nous avions du contourner, était comme maintenant, à sec pour raison de maintenance. Le contour par une route à grande circulation fut le moment le plus pénible de cette aventure, les véhicules roulants à grande vitesse et le poids lourds étaient assez stressant.

Nous avions ensuite continué notre chemin jusqu’à Redon où nous avions embranché le canal d’Ile et Rance pour allez sur Rennes et finir à Saint Malo, ensuite se fut les routes vallonnées et très sportives des côtes d’Armor et du Finistère pour rejoindre Plougasnou où un amis est venu nous chercher avec un fourgon pour nous ramener chez nous.

Ces vacances restent pour nous un très bon souvenir de vacances. Nous avons appris à nous débrouiller et prendre conscience qu’avec peu de moyen on peut passer des bons moments.

Michel


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